Mercredi 18 juillet 2007

Le tournoi s'est terminé juste à temps, ce dimanche 15 juillet, alors que les chaleurs d'été commençaient à faire rougir mes neurones.
5,5 sur 9, une quinzaine de points élo glanés : un bilan sympa mais qui aurait pu être bien meilleur

L'essentiel, c'est que j'ai retrouvé mes "sensations" sur l'échiquier, je crois avoir bien joué et mon niveau général me rend optimiste pour la suite : j'ai pu me préparer 5 fois avec succès, j'ai égalisé très vite dans toutes mes parties avec les noirs, j'ai obtenu presque à chaque fois un bon avantage d'ouverture avec les blancs... bref tout va bien, même si je laisse encore quelques demi-points s'envoler sans raison.

Ronde 1 : j'ai les noirs contre Raymond Delerme, un vieil ami, ancien membre du club de Rueil. Au sortir de l'ouverture, je profite de quelques coups "mous" de sa part pour prendre l'initiative (Fe5! avec avantage noir) et je pars à la chasse aux pions. Quand le quatrième tombe, alors que les dames ont quitté la scène depuis longtemps, il rend les armes.

Ronde 2 : J'ai les blancs contre monsieur Miannay, et j'en profite pour prendre rapidement l'initiative, alors que mon adversaire se hasarde à transposer dans une Défense Hollandaise assez médiocre. Après le gain d'un pion et la transition dans une finale favorable, j'encaisse un second point.

Ronde 3 : Avec les noirs, je passe le premier "test" du tournoi, en affrontant l'imprévisible Alexandre Côme. Ce jeune est dangereux, notament parce qu'il joue tout, absolument tout et trouve généralement les bons coups d'instinct. Finalemnet il rentre dans une petite "prépa" maison (merci Olivier Renet) et j'égalise vite. Je prends même l'avantage vers le 15ème coup, mais dans le zeitnot, je rends le pion de plus et plonge dans une position difficile : en effet, la partie est devenue une bataille de pièces lourdes avec fous de couleur opposés, ce qui avantage fortement le détenteur de l'initiative, à savoir maître Côme. J'arrive cependant à liquider les dame et tours, pour obtenir un match nul au 46ème coup, bien mérité !

Ronde 4 : je retrouve avec les blancs un adversaire vraiment cool, mister Droulers, que j'ai déjà battu cette année en Coupe de France, grâce à une prépa maison made in Guillaume Camus de Solliers. Cette fois, c'est lui qui me sort de mon répertoire dans une vieille Benoni où j'improvise dès le 4ème coup. Bien m'en a pris puisque je "tue" littéralement sa variante, et Drouleurs ne dû son salut qu'à mon choix de jouer la sécurité en transposant dans une finale à peu près égale, au lieu de continuer l'attaque avec un pion de moins (j'aurais vraisemblablement gagné en moins de 10 coups). DRAW

Ronde 5 : C'est Marc Kirszenberg qui me fera finalement chutté, alors que j'égalise (n'en déplaise à mon capitaine, j'ai obtenu l'égalité, oui ! héhé) dans l'ouverture grâce à une bonne prépa dans la Slave d'échange.

Ronde 6 : Un petit point contre Meddhi Bihi, dans une partie fermée complexe, ça recharge les batteries.

Ronde 7 : C'est la seconde fois que j'obtiens une position gagnante avec les noirs contre Ferry, mais le dinosaure des échecs est décidément difficile à percer. Nulle dans une finale de pions intéressante.

Ronde 8 : Philippe Lorand me plante un piège d'ouverture, je reviens peu à peu et transite avec 3 heures de jeu dans une finale de dame égale. Après 3 heures de torture supplémentaire, je joue un coup imprécis et me retrouve moins bien, pour finalement revenir dans la partie grâce à quelques très jolies menaces de pat. Alors que je récupère le pion de retard au 95ème coup, avec 12 minutes à la pendule contre 6 secondes pour mon adversaire, celui-ci refuse et continue, décidément contre tout accord de paix. Deux coups plus tard, je trouve the Only Loosing Move... 6h30 de jeu pour ça, grrrr

Ronde 9 : Peu motivé, ayant les noirs, j'arrive pour prendre ma bulle, mais malgré tous mes efforts pour perdre, je ne parviens qu'à remporter cette dernière partie. (je pense que c'est dû à la fatigue morale).

Voili voilou !

Plus d'infos sur le site de la Ligue IDF.

par Guillaume Lestrelin publié dans : chess
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Dimanche 1 juillet 2007

c'est tout...

PS : finalement j'laisse une chance au Championnat de Paris (j'ai tellement critiqué cette chose), donc à samedi prochain

par Guillaume Lestrelin publié dans : chess
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Vendredi 25 mai 2007

Fumeur occasionnel depuis quelques années, j'ai pris depuis près d'un an l'habitude -mauvaise ou non- de m'adonner à ce vice quand je joue aux échecs.

Est-ce une erreur ?

Sans doute qu'un grand "oui" sera la réponse donnée a tempo de mon médecin, de ma petite soeur (coucou Lise), et de mon porte-monnaie (lequel est déjà bien chétif et peu enclain au gaspillage).
Bien entendu, je n'ai pas besoin d'eux pour le savoir, c'est écrit dessus, en lettres capitales : "fume tue".
Un message sans fioriture, et porteur d'une terrible réalité, fumer, c'est mourir à petits feux.
Mais au vu de mes résultats l'été dernier en open, je suis tenté de penser, non sans une once de provocation, que fumer tue, oui... mais plus vite mon adversaire que moi !

Tabagisme passif ? non bien entendu, je n'ai pas encore le toupet de fumer devant l'échiquier. Je prends encore le temps de sortir déguster mon poison dehors, je ne suis pas très partageur. Et ma concentration a grandement augmenté depuis que je m'accorde quelques instants de répis.
La tête vidée, je reviens toujours plus frais sur l'échiquier, plus attentif aux pièges tactiques.
Et donc, je repose la question, "lorsque l'on joue aux échecs, fume tue encore, mais qui ?"


Il y a la cigarette d'avant, une sorte de "cigarette du condamné", celle qui permet de goûter au calme avant la tempête.
Il y a la cigarette du 15ème coup (environ), celle qui remet les esprits en place au sortir de l'ouverture : perdu déjà ? gagnant ? peu importe, la bataille arrive à son apogée.
Il y a la troisième (et plus importante) cigarette de la partie, celle du contrôle de temps ! Après le 40ème coup, il est vraiment bénéfique de faire une pause pour revenir sur l'échiquier, généralement sur la finale avec un regard tout à fait neuf. Et oui, fumer est paradoxalement le meilleur moyen de prendre le temps de RESPIRER, de souffler et d'ôter ainsi le stress du zeitnot.

Attention cependant aux excès, un fumeur drogué et dépendant peut souffrir d'un manque de concentration du  à son état de manque, pendant la partie...
Attention également aux étourderies possibles au retour de la clope, si l'on n'y prête attention !

De toute façon, fumer tue, donc ne commencez pas, et si vous appréciez comme moi la cigarette pendant que vous jouez... NE JOUEZ PAS !

par Guillaume Lestrelin publié dans : chess
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